{"id":11,"date":"2023-03-14T19:14:45","date_gmt":"2023-03-14T18:14:45","guid":{"rendered":"http:\/\/poemesetmuses.fr\/?page_id=11"},"modified":"2024-02-16T19:30:54","modified_gmt":"2024-02-16T18:30:54","slug":"poemes-en-vers","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/poemesetmuses.fr\/index.php\/poemes-en-vers\/","title":{"rendered":"Po\u00e8mes en vers : Saison 2022\/2023."},"content":{"rendered":"\n<p><em>Ces po\u00e8mes sont destin\u00e9s \u00e0 former, \u00e0 terme, un petit livre de cuisine. De la nouveaut\u00e9 chaque mois<\/em><em>, n&#8217;h\u00e9sitez pas \u00e0 me partager votre avis. <\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:89px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\"><em>Sacr\u00e9 dilemme, que j'aime. \n<\/em>\nFaire de grandes choses, n\u2019est-ce pas l\u2019essentiel ?  \nCourir le grand monde ou se faire pr\u00e9sident, \nOui, laisser un souvenir, sur terre et en ciel. \nLire, b\u00e2tir l\u2019avenir, nouveau Chateaubriand. \n\nOu bien rien de cela, humble sous les nuages, \nSavourer le silence, une joie, un sanglot, \nAdmirer l\u2019onde pure, et le poisson dans l\u2019eau, \nA l\u2019ombre du grand saule, et seul face au rivage.\n\n\u00c9ternel dilemme, avec joie je m\u2019y pr\u00eate, \nCar vivre ainsi, la glorieuse pesanteur\nOu <em>L\u2019insoutenable l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de l\u2019\u00eatre<\/em>\n\nEst un choix difficile, bien loin d'\u00eatre anodin\nAlors chers compagnons, r\u00e9chauffons notre c\u0153ur\nEt alternons sans fin ; soyons fous, soyons saints !\n\n\n\n\n\n<em>P\u00e2tisserie. <\/em>\n\nAvant de croquer, un dernier doute, \nCar je sais ce qu\u2019il en co\u00fbte. \nEt puis je le savais bien en venant, \nIl est trop tard maintenant.\n\nFade, d\u00e9go\u00fbtant. \nJe repars triste, sans surprise en somme. \nQu\u2019il est amer pour un homme, \nLe go\u00fbt de la jalousie \nAux pommes.\n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-left\"><em>L'arlequin. <\/em>\n\nUn temps, j\u2019ai cru faire autrement,\nJ\u2019esquivais la chose, habilement.  \nQuelle id\u00e9e, quel d\u00e9ment. \n\nVraiment je pensais m\u2019en \u00eatre d\u00e9tach\u00e9,\nJ\u2019en parlais avec plaisir et sans me f\u00e2cher.\nQuelle candeur, quelle audace, \nMes joues en \u00e9taient salement tach\u00e9es. \n\nReconnais ton erreur, arlequin, \nEt ne fais plus semblant !\n\nTu cries, te d\u00e9bats, gesticules\nTu y reviendras toujours. L\u2019amour, l\u2019amour \nAux aguets dans le vestibule. \n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-left\"><em>21\/03\/23<\/em>.\n\nUne chevelure blonde, que je remarque de loin, \nElle brille, soir, midi et matin,\nElle me fascine, regard en coin. \n\nFaut-il qu\u2019elle se l\u00e8ve, je guette son mouvement, \nJ\u2019aime quand elle ondule, puis qu\u2019elle se rapproche doucement. \n\nLa voil\u00e0 non loin. Mon pouls s\u2019acc\u00e9l\u00e8re, \nJe r\u00e9siste, mais toujours en vain, \nElle est proche, je l'accroche, enfin. \n\nEt toujours elle m\u2019\u00e9chappe, \nPuisqu\u2019il en est ainsi. \nQue je lui crie ; je t\u2019aime !\nElle me dira ; merci.\n\n\n\n\n<em>Oh les beaux jours. <\/em>\n\nPlusieurs jours durant, j\u2019ai attendu ton retour, \nMon amour.\nAllons au Jardin, nous y serons bien, \n- Tu en es certain ? \n\nSous ces arbres ch\u00e9ris, tous deux r\u00e9unis, \nMon amour. \nEnfin il est temps, comme deux amants,\n- Non, pas maintenant. \n\nSous le magnolia blanc, le vent souffle doucement, \nMon amour. \nEst-ce un baiser que j\u2019entends.\n- Mais enfin, es-tu sourd ? \n\nAlors au labyrinthe enchant\u00e9, je t\u2019ai emmen\u00e9e,\nMon amour.  \nJ\u2019aimerai te le dire, je ne peux retenir,  \n- Attends encore un moment. \n\nEncor un moment, vraiment ! Pourquoi pas, \nMon amour. \nSoyons fous !<em> Oh, les beaux jours.<\/em><\/pre>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-center\"><em>Pri\u00e8res.<\/em>\n\nIl me reste si peu de temps, \nAvant de ne plus te voir. \nAlors si tu peux, de temps en temps, \nJette-moi un peu d\u2019espoir.\n\n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\"><em>Papillon<\/em>.\n\nCe joli papillon, porte sur ses ailes, \nTous mes r\u00eaves. \nCe joli papillon, virevolte autour de moi, \nSans but, sans tr\u00eave. \n\nSouvent d\u2019ailleurs il change de couleurs, \nPasse du dor\u00e9 \u00e0 l\u2019argent\u00e9\nDu ch\u00e2tain au violet\nLes apr\u00e8s-midis o\u00f9 il butine les fleurs. \n\nLes papillons des autres ? Je les vois de loin.\nParfois j\u2019en suis jaloux, parfois j\u2019en rigole bien. \nOn me dit que certains emprisonnent leurs papillons \n- Leur courir apr\u00e8s, c\u2019est bien trop long.\n\nD\u2019autres les percent d\u2019une aiguille dans l\u2019abdomen,\nLes cataloguent, en font tout un domaine, \nDroits, rigides comme un b\u00e2ton, \nLeurs r\u00eaves accroch\u00e9s dans le fond du salon.\n\nDepuis quelques temps, le mien s\u2019est noirci.\nDemain soir dans mon lit, je lirai po\u00e9sie. \n\nMon petit papillon est toujours autour de moi, \nEt je lui cours apr\u00e8s comme un enfant,\nMais attention aux ailes de votre papillon, \nVous pourriez briser vos r\u00eaves en les touchant. \n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-center\"><em>Au bord du canal. <\/em>\n\nCe matin j\u2019ai \u00e9crit un po\u00e8me, puis je l\u2019ai jet\u00e9 dans l\u2019eau. \nIl a flott\u00e9 quelque temps, a crois\u00e9 quelques grenouilles\nPuis il a rejoint l\u2019oc\u00e9an, un peu bredouille. \n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\"><em>Les id\u00e9es vagabondes<\/em>.\n\nMes id\u00e9es, mes id\u00e9es, \nO\u00f9 sont-elles pass\u00e9es ? \n\nJe les avais, l\u00e0, dans le creux de ma main, \nEt les voil\u00e0 parties, voyageuses.\nElles \u00e9taient l\u00e0, au bout de ma langue, \nAu bout de mes doigts, \nEt les voil\u00e0 parties, voyageuses ;\n\nCe po\u00e8me pour louer, toutes ces id\u00e9es envol\u00e9es.\n\nCar combien de chansons rest\u00e9es muettes, \nCombien de chef-d'\u0153uvres perdus chaque jour, \nPour un rien, une distraction, une amourette,  \nEt voil\u00e0 que l\u2019id\u00e9e fait demi-tour. \n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\"><em>Tristesse \u00e0 moi. <\/em>\n\nO\u00f9 donc est l'eau de mon bapt\u00eame\nO\u00f9 est pass\u00e9 mon g\u00e9nie,\nMes angoisses, mes fortunes\nO\u00f9 sont-elles ;  d'o\u00f9 vient cette amn\u00e9sie.\n\nPourquoi ne me suit-elle plus, \nMon ombre, ma panoplie, \nJe suis flasque, boueux, flapi, \nL\u2019eau est noircie\u2026  la source, tarie. \n\nCes ann\u00e9es de jeunesse, \nCette fougue, cette paresse, \nCes quelques instants de silence \u2026\n-  File, \u00e9toile filante !\n\nQue de rires et de soir\u00e9es envol\u00e9es, \nEt je r\u00e9p\u00e8te seul dans ma ronde ;\nSous la lune blonde, ces quelques vers de Musset ador\u00e9s. \n\n\"Dieu parle, il faut qu\u2019on lui r\u00e9ponde, \nLe seul bien qu\u2019il me reste au monde, \nEst d\u2019avoir quelquefois pleur\u00e9.\"\n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-left\"><em>Les oiseaux<\/em>.\n\nQuels acrobates ! Vols enchant\u00e9s, danses arabesques,\nJeunes et chancelantes, beaut\u00e9s et maladresses. \nToutes ces \u00e9motions qui volent en moi,  cette tornade que rien n\u2019arr\u00eate, \nComment l\u00e2cher ma plume, \nFace \u00e0 de pareils interpr\u00e8tes.\n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-center\"><em>L'anneau ( Po\u00e8me pour elle<\/em> <em>)<\/em>.\n\nJ\u2019ai retrouv\u00e9 l\u2019anneau,\nPerdu dans l\u2019oc\u00e9an. \nIl flottait sur la rive, \nDoigts de g\u00e9ant.\n\nL\u2019anneau que je t\u2019avais offert, \nDisparu, dans l\u2019hiver. \nL\u2019inscription \u00e9tait toujours l\u00e0 ; \n\"Je ne t\u2019aime plus, pardonne-moi.\" \n\nTu n\u2019avais rien lu,\nEt tu avais souri. \nRayon de soleil, \nSur mon c\u0153ur pourri.\n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\"><em>L\u2019amour dure un si\u00e8cle<\/em>.\n\nTe souviens-tu de mon pr\u00e9nom, \nFr\u00e9mis-tu toujours \u00e0 l\u2019entendre voler, \nTe souviens-tu de nos regards, \nQuand j'\u00e9tais jeune, sous tes volets.\n\nTe souviens-tu de mon rire, \nCelui qui r\u00e9pondait au tien, \nTe souviens-tu me voir trembler, \nQuand ton regard croisait le mien. \n\nTe souviens-tu de la fougue, \nDes \u00e9clats, de l\u2019arrogance, \nTe souviens-tu de la houle, \nDes reproches, quand ils commencent. \n\nJe me souviens de tout cela, \nEt m\u00eame de plus encore.\nComment revenir vers toi, \nUne fois parti en tord.\n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-center\"><em>08\/11\/2022<\/em>.\n\nAlors il crie, l\u2019enfant n\u00e9 hier,\nEt lance, dans un dernier espoir  \nAvant que l\u2019heure ne sonne ;\n\n\"Qui se souvient\nDe la grandeur et de la mis\u00e8re, \nDe l'ombre et de la lumi\u00e8re, \n<em>Qui se souvient des Hommes...<\/em>\" \n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-center\"><em>Je cours apr\u00e8s le sens<\/em>.\n\nLe sens, je l\u2019ai cherch\u00e9 d\u00e8s l\u2019enfance, \nDans les rires gentils et les jolies amours\nDans le d\u00e9but et la fin des vacances. \n\nJe l\u2019ai cherch\u00e9 dans la romance, \nEn transe, les baisers vol\u00e9s, d\u2019un soir,\nLes cabarets, les paillettes, juste, un faux espoir. \n\nJe l\u2019ai cherch\u00e9 dans le noir, \nLes puits, les gouffres de larmes, \nLes gicl\u00e9es de sang et les drames. \nLes nostalgies qui se pr\u00e9lassent ;\n\nIl n\u2019y \u00e9tait pas, h\u00e9las. \n\nJe l\u2019ai cherch\u00e9 sous l\u2019herbe , dans le jardin, au poulailler,\nChez les riches, les pauvres, les oubli\u00e9s, \nDans une rue en soleil, dans un lit bien chaud,\nChez les philosophes et dans mon manteau. \n\nEt essouffl\u00e9,  je r\u00e9p\u00e9tais sans cesse : \n- Quel sens, dis moi, quel sens ?\nJe cours apr\u00e8s le sens.\n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\"><em>Les grands yeux. <\/em>\n\nO\u00f9 suis-je ? Seul ?  \nDans la brume, \nLes formes. \nUne forme, noire, \nElle s\u2019approche. \nElle est proche, \nLes grands yeux. \n\nO\u00f9 est-elle ? Seule ? \nDans la lumi\u00e8re, \nLes formes. \nUne forme, blanche, \nElle s\u2019approche.\nElle est proche, \nLes grands yeux. \n\nDans la lumi\u00e8re, \nDans la brume, \nLes formes. \nOn s'approche, on est proche,\nLes grands yeux. \n\nLes grands yeux, \nDes grands dieux. \n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-left\"><em>Comme une note...        <\/em>\n\nCe matin, il y avait quelque chose de nouveau dans l\u2019air.\nQuelque chose se cachait parmi les feuilles.\nJe peux le sentir, mais je ne saurais dire\u2026\nSuis-je en joie ou suis-je en deuil ? \n\nPourtant, tout \u00e9tait pareil ;\nL\u2019oiseau chantait sur sa branche, le ciel \u00e9tait calme.\nUn homme passe, \u00e0 son bras une femme. \n O\u00f9 donc \u00e9tait la diff\u00e9rence ?  \n\nAinsi je passais la journ\u00e9e dans la torpeur ; \nSuis-je la triste victime d\u2019un esprit moqueur ? \nMoi, le po\u00e8te, qui voyait l\u2019invisible, \nMe voil\u00e0, perdu, tordu, imb\u00e9cile. \n\nLe soir venu, la t\u00eate sur l'oreiller,                            \nLe corps transi et le regard inquiet,\nJe saisis enfin la chose. Toujours, d\u00e9j\u00e0,\nS'en \u00e9tait elle, la cause. \n\nCe matin, il y avait quelque chose de nouveau dans l\u2019air\nComme une note de plus dans la chanson, \nCe soir elle n\u2019y \u00e9tait plus, ce po\u00e8me est en son nom.   \n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\"><em>La lune, cette cachotti\u00e8re<\/em>.\n\nJe me demande bien ce que cache la lune,\nDerri\u00e8re son masque d\u2019infortune. \n\nCertains disent qu'on y trouve des dunes, \nDes plumes et des enclumes. D\u2019autres, \nPlus inventifs, imaginent des montagnes, \nDes ruisseaux , des temples \u00e0 usage d\u00e9coratif. \n\nMon voisin qui en revient, jure qu\u2019on s\u2019y sent bien. \n\nMoi, sur la lune, j\u2019y vois de grosses vaches, \nEt je serai bien mort avant de savoir ce qu\u2019elle me cache.\n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-center\"><em>Gouttelette, trag\u00e9die.<\/em>\n\nAlors quand il pleut,\nSouvenez-vous de ces gouttes\nQui, partant seules,\nOnt pris tous les chemins, \nExplorer toutes les routes, \nPour cr\u00e9er des arcs-en-ciel.\n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\"><em>L\u2019amour grandissant ( Po\u00e8me pour elle ).<\/em>\n\nUn soir de r\u00eave \nAssis au coin du feu \nFume une onde de th\u00e9 \nSimple et heureux \n\nUn livre poussi\u00e9reux me guette  \nMon chat est l\u00e0 et s\u2019enla\u00e7ant \nAttire mon \u0153il \nPourtant seul, je sens l\u2019attente \n\nL\u2019attente de quoi ?\nJe ne sais pas.\nL\u2019attente d\u2019un r\u00eave qui monte en moi.\n\nSoudain je pense \u00e0 toi \nAlors je souris \nJe pense \u00e0 toi et tes manies \nPuis cela devient un fou rire \n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-center\"><em>Ainsi fait.<\/em>\n\nEt si les anges du ciel devaient m\u2019attendre en chantant, \nEt si Dieu avait eu un plan pour moi, \nSerais-je satisfait pour autant ? \nJe ne sais pas. \n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\"><em>Le Rat candide et le Rat savant<\/em>.\n\n\nAutrefois le Rat candide \nInvita le Rat savant\nDans un coin des plus tranquilles\nPour s\u2019allonger un moment.\n\nLe Rat savant, fort civil \nNe dort pas dans la journ\u00e9e \nEt voulut, comme \u00e0 la ville \nParler pour bien s\u2019\u00e9couter ; \n\nCelui-ci tint deux discours ;\nSur les choses et leur nature\nEt \u00e9voqua sans d\u00e9tour \nLa souffrance et ses allures.\n\nRat candide sur ce fait \nS\u2019en retourne en suffoquant \nNe sachant plus ce qu\u2019il sait,\nSe trouvant tout ignorant. \n\n\u00ab - Malheur \u00e0 celui qui dort, \nS\u2019\u00e9crie le rongeur na\u00eff, \nJe veux \u00eatre un Pythagore\nSans quoi je suis br\u00fbl\u00e9 vif \u00bb \n\nPour deux ans, il disparut \nNe dormit qu\u2019un quart de rien \nConvaincu de se faire saint,\nEt d\u2019agir pour son salut.\n\nLe vieux rat devint aigri \nRegretta son innocence \nEt retrouve un brin de vie \nDans ses souvenirs d\u2019enfance \n\nUn jour prochain vint son heure.\n- Malheur \u00e0 celui qui sait, \nS\u2019\u00e9crie l\u2019instruit professeur,\nIl en oublie d\u2019\u00eatre heureux ! \n\nAinsi de cette oraison \nCoule notre conclusion \nAmis, d\u2019instruire les uns \nS\u2019ils sont purs, gardons nous bien !\n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-left\"><em>Rouge \u00e0 l\u00e8vres ( Po\u00e8me pour elle ).<\/em>\n\nTon rouge \u00e0 l\u00e8vres \nA un go\u00fbt de souvenirs\nIl rend doux, ces soirs doux, \nDonne aux bouts de mes l\u00e8vres l\u2019envie de courir. \n\nTon rouge \u00e0 l\u00e8vres, \nRend jaloux les fleurs \nC\u2019est une danse de joie et de douceur \nIl vole, voltige \nSe prend d\u2019amour pour chacune des couleurs.\n\nIl laisse des traces rouges sur tout ce qui bouge, \nIl se cache, se donne, vole comme dans un songe \nSe d\u00e9pose avec la douceur d\u2019un mensonge. \n\nMa belle, \nTon rouge \u00e0 l\u00e8vres manque \u00e0 mon rouge \u00e0 l\u00e8vres.\n\nEt si chacun de nous deux a pris sa route\nSi nos pas ne se croisent plus dans les rues de Paris,\nIl restera toujours sur ma joue\nUn peu de ton rouge \u00e0 l\u00e8vre qui n\u2019est jamais parti.\n\n\n\n<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-text-align-right\">N'h\u00e9sitez pas \u00e0 me partager votre avis !<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\"><\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces po\u00e8mes sont destin\u00e9s \u00e0 former, \u00e0 terme, un petit livre de cuisine. 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